Public Playground (Boston, 1973)

(Source: Flickr / usnationalarchives)

 

Colorado (South Park, 1972)

 

(Source: Flickr / mopa1)

 

"On ne meurt pas… Chaque être est seul au monde. Cela paraît absurde, contradictoire, d’énoncer une phrase pareille. Et pourtant, il en est ainsi… Mais il y a plusieurs êtres comme moi… Non, on ne peut pas dire cela. Pour dire cela, on se place à côté de la vérité en une sorte d’abstraction. On ne peut dire qu’une chose : Je suis seul. Et c’est pour cela qu’on ne meurt pas."

—  L’Enfer - Henri Barbusse

(Source: kindlesurprise)

37th And Prairie Streets - Chicago (May 1973)

(Source: Flickr / usnationalarchives)

 

 

"Vertige de se perdre et de tout nier, de ne ressembler à rien, de briser à jamais ce qui nous définit, d’offrir au présent la solitude et le néant, de retrouver la plate-forme unique où les destins à tout coup peuvent se recommencer. La tentation est perpétuelle. Faut-il lui obéir ou la rejeter ? Peut-on porter la hantise d’une œuvre au creux d’une vie ronronante, ou faut-il au contraire lui égaler sa vie, obéir à l’éclair ? Beauté, mon pire souci, avec la liberté."

—  Carnets - Albert Camus

(Source: kindlesurprise)

Reblog 7 notes

 

"Vivre avec ses passions c’est aussi vivre avec ses souffrances, — qui en est le contrepoids, le correctif, l’équilibre et le paiement. Lorsqu’un homme a appris — et non pas sur le papier — à rester seul dans l’intimité de sa souffrance, à surmonter son désir de fuir, l’illusion que d’autres peuvent « partager », il lui reste peu de choses à apprendre."

—  Carnets - Albert Camus

(Source: kindlesurprise)

 

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    Track:
    Revolving Lights (Louis-Louise Kay)

    Artist:
    D.WIGHT

    Plays:
    159 plays

 

Christmas Gift (The song is an free download) of D.WIGHT / Louis-Louise Kay

Revolving Lights

I’ve met
I’ve met someone else than you
And it’s a monster
In its eyes thunders, flashing lights
I’ve met
I’ve met someone else than you
And it doesn’t do
What my brain would like it do

And it doesn’t know how to talk about me and you

I’ve met
I’ve met someone else than you
And it’s a shelter
Bombed, and it’s the night all over
I’ve made
I’ve made someone else than you
I’ve made it thinner
So the horizon passes through

And I could switch off all the lights upon me and you

"En tout cas, la seule expérience qui m’intéresse, c’est celle où justement tout se trouverait être comme on l’attendait. Faire une chose pour être heureux, et en être heureux. Ce qui m’attire, c’est ce lien qui va du monde à moi, ce double reflet qui fait que mon cœur peut intervenir et dicter mon bonheur jusqu’à une limite précise où le monde alors peut l’achever ou le détruire."

—  Carnets - Albert Camus

(Source: kindlesurprise)

(Source: lnwolffeugene)

 

"D’avoir rejeté cette vie, de m’être fermé tout ce qu’on appelle “l’avenir”, de rester encore dans l’incertitude et la pauvreté, je ne saurais pas dire aujourd’hui si ce fut force ou faiblesse. Mais je sais du moins que, si conflit il y a, c’est pour quelque chose qui en valait la peine. À moins qu’à bien voir… Non. Ce qui m’a fait fuir, c’était sans doute moins de me sentir installé que de me sentir installé dans quelque chose de laid."

—  Carnets - Albert Camus

(Source: kindlesurprise)

"Ma tendance est de rouler à l’immobilité. Ma pente la plus profonde, la plus sûre, c’est le silence et le geste quotidien. Pour échapper au divertissement, à la fascination du machinal, il m’a fallu des années d’obstination. Mais je sais que je me tiens debout par cet effort même et que si je cessais un seul instant d’y croire je roulerais dans le précipice. C’est ainsi que je me tiens hors de la maladie et du renoncement, dressant la tête de toutes mes forces pour respirer et pour vaincre. C’est ma façon de désespérer et c’est ma façon d’en guérir."

—  Carnets - Albert Camus

(Source: kindlesurprise)

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